La Discothèque du Chi

Les perles de la discothèque de l'ancien Président de la République.

29 juin 2007

Petit préambule en guise d'introduction liminaire

Chi_tete_detouree_D_noirMes Chers Compatriotes,

Vous qui êtes des fidèles des fidèles du Blog du Chi, j'ai voulu vous faire partager certains goûts musicaux que - j'en suis sûr - nous avons en commun (vous ne POUVEZ PAS être aussi incultes que çà !).

Alors, voici la Discothèque du Chi. Ce n'est qu'un début, revenez souvent, il y aura des ajouts. Explorez, écoutez, et - si vous n'aimez pas çà - allez vous faire considérer chez les Hellènes (et les garçons) vous voyez la petite croix en haut à droite de votre écran ? Elle est faite pour çà.

Pour faciliter vos recherches et contribuer à l'utilisation de votre temps de travail pour glander, j'ai organisé çà en catégories.

A l'heure où je prends l'antienne (oh, très fin !), les catégories, sont :

   

Ancien, voire tartouille..

Du Blues, du vrai

Garde à vous !

Insolite, voire deux..

Bien à vous,

   

Jacques

Posté par JChirac à 17:45 - Commentaires [6] - Permalien [#]

Marcel Dadi

leeMes Chers Compatriotes,

Vous souvenez-vous de la Guerre Civile américaine, autrement appelée Guerre de Sécession (ce n'est que plus tard que George Marcheur Buisson a lancé la Guerre de Récession) ?

Bon ! le Nord a mis une torchée au Sud, et tout le monde s'est retrouvé bien embêté. En effet, l'hymne du Nord était Yankee Doodle et celui du Sud, Dixie. Lequel choisir pour être l'hymne de la Nation Réunifiée ? Finalement, on en a pris un troisième : Star-Spangled Banner (que je trouve un peu tartouillet).

Mais ! si on s'était adressé à Marcel Dadi, guitariste français plus que doué, il nous aurait fait un mix où on entend les deux en même temps. Ecoutez plutôt :

    

Marcel Dadi n'a fait qu'une seule erreur dans sa vie : il a pris le vol TWA 800…

Bien à vous,

Jacques

Posté par JChirac à 11:40 - Insolite, voire deux... - Commentaires [4] - Permalien [#]

B.B. King

bb_king5Surnommé the King, the Ambassador, the Elder Statesman (le Vieil Homme d’Etat), B.B. King, le plus populaire des bluesmen a taillé au Blues sa place dans la culture populaire occidentale. Son interprétation pleine d’âme du classique The Thrill is Gone, dont l’enregistrement en 1970 marque le début d’un notoriété internationale, est sans doute le blues le plus connu au monde. Parmi ses succès, le premier Three O'Clock Blues, est suivi d’une kyrielle de standards dont You Know I Love You, Everyday I Have The Blues et Sweet Little Angel.

Pour construire son style, B.B. King a subi l’influence positive de musiciens comme: T-Bone Walker, Lonnie Johnson, Blind Lemon Jefferson, Elmore James,·Bukka White (cousin de sa mère), Robert Lockwood, Jr. et Lowell Fulson. Il a lui même influencé de nombreux artistes : Buddy Guy, Eric Clapton, Stevie Ray Vaughan, U2, pour ne citer qu’eux. Son style n’est peut-être pas le plus pur, mais certainement un des plus variés, des plus universels et surtout des plus connus. Il y a un revers à sa popularite : certains esprits chagrins lui reprochent d’être devenu une star et un businessman au lieu de rester un bluesman pur et dur. Mais, il a réussi la mission qu’il s’était fixé : faire connaître le Blues.

Le fait qu’il soit toujours en activité rend tous ses enregistrements faciles à trouver. Il a un Club, le B.B. King Blues Club & Grill sur la 42ème, à Time Square, New York City.bb_king9

Biographie

Riley B. King est né à Itta Bena, petite ville du Delta, près d’Indianola, Mississippi, en 1925. Ses parents, Albert et Nora Ella King sont de petits sharecroppers ayant travaillé dur dans la région tout au long de leur vie. Riley reçoit le prénom de son oncle, seul parent de son père Albert. Notons qu’Albert n’est pas le grand bluesman d’Indianola, seulement un homonyme, du même pays mais sans aucun degré de parenté.

            Riley a 4 ans lorsque Nora Ella King part avec un autre homme et revient dans ses collines de l’Est du Delta. Albert, le père, ne réagit pas et perd tout contact avec sa femme et son fils. Riley vit par intermittence avec sa mère et deux beaux-pères successifs, mais il passe plus de temps près de Kilmichael, chez sa grand-mère maternelle, Elnora Farr, une sharecropper travaillant les terres de Edwayne Henderson, un fermier éleveur laitier.

            Sa mère et sa grand-mère, très religieuses, l’emmènent aux offices de la Holiness Church de Kilmichael. C’est là que le jeune Riley reçoit ses premières influences musicales : celles du pasteur – Archie Fair – par ailleurs beau-frère de son oncle maternel, William Pullinan. La musique est le moyen choisi par Archie Fair pour réunir la congrégation paroissiale. Le pasteur mène les chœurs en les accompagnant à la guitare, et il commence à apprendre cet instrument et le chant au jeune Riley. Le rôle vocal bientôt dominant de Riley mûri son futur charisme musical

            La mère de Riley meurt en 1935, le laissant seul avec sa grand-mère. Lorsque son père l’apprend, il lui propose de venir habiter avec lui et sa nouvelle femme à Lexington, Mississipi. Riley est plutôt réticent à l’idée d’abandonner son école et le tout nouveau groupe de gospel vocal qu’il a formé avec son cousin Birkett Davis et son ami Walter Doris Jr. Il décide de rester à Kilmichael.

            BBking10Quand sa grand-mère meurt en Janvier 1940, son oncle William et sa tante Mimy, comme le reste de sa famille – petits sharecroppers pour Henderson, n’ont pas les moyens de l’élever. Riley reste donc dans la cabane de sa grand-mère et cultive un unique arpent de terre (4 000 m²) pour en tirer du coton. Il gagne à peine de quoi manger et, à l’automne 1940, va s’installer chez son père, à Lexington.

            Il y reste 2 ans avant que le mal du pays le ramène à Kilmichael, en 1942 à 16 ans. Il réintègre l’Elkhorn School et relance son groupe de gospel. La famille de Flake Cartledge – fermier blanc pour Henderson – prend Riley en pension et il travaille pour gagner sa pitance. Les Cartledge sont très bons avec Riley et Flake lui prête même $2.50 pour acheter sa première guitare à Denzil Tidwell. Fin 1942, Riley décide d’émigrer vers le Delta pour y trouver un meilleur travail, mais il pense déjà a former un groupe vocal plus étoffé avec son cousin Birkett. Au printemps 1943, Birkett emprunte une voiture et emmène Riley à Indianola, Mississipi.

            Riley trouve un job de sharecropper et de conducteur de tracteur, payé 1 dollar par jour.. Il a maintenant un travail qualifié, un nouveau groupe vocal et une petite amie.

            Le groupe, un chœur de 5 hommes, conduit par John Matthews, s’appelle "The Famous St. John Gospel Singers" et Riley les accompagne à la guitare lors de leurs prestations, surtout dans des églises. A l’occasion il passent sur WGRM, la station de radio locale de Greenwood, Mississipi. A la même époque Riley joue du Blues au coin des rues d’Indianola, le Samedi soir. Le Blues n’est pas une nouveauté pour lui, le cousin de sa mère, Bukka White, un célèbre Bluesman de Memphis, venait voir la famille à Kimichael. Riley découvre bientôt qu’en investissant son salaire pour voyager dans d’autres villes du Delta, il peut tripler ses revenus en chantant le Blues. Ceci, et sa fréquentation d’autre Bluesmen du Delta, le détourne peu à peu du gospel.

            Reconnu apte au service armé en 1944, Riley a été finalement exempté à la demande de son employeur Johnson Barrett et aussi suite à son premier mariage avec Martha Denton. Riley tente alors de persuader le St. John Gospel Group de quitter Indianola pour trouver la gloire. Il comprendra vite que c’est un chemin qu’il lui faudra suivre seul. Le déclic lui  vient un soir de Mai 1946 : ne voulant pas expliquere comment il a cassé son tracteur, il quitte la ville avec sa guitare et $2.50 en poche, prend la Highway 49 vers Memphis et part à la recherche de son cousin Bukka White.

            Pendant 10 mois, Bukka enseigne l’art du Blues - paroles et musique - au jeune Riley. Les deux hommes répètent ensemble, mais n’apparaissent pas en public. Riley fréquent également de nombreux autres bluesmen autour de Memphis, commençant à s’imprégner de leur influence. Après un retour à Indianola pour retrouver sa femme et payer ses dettes en travaillant la terre, Riley revient à Memphis fin 1948, déterminé à réussir dans la musique. Il cherche Sonny Boy Williamson 2 qui a une émission de Blues sur la radio KWEM. Riley et Sonny Boy se sont rencontrés à Indianola, avec le guitariste Robert Lockwood Jr. Riley convainc Sonny Boy de le laisser jouer une chanson dans son show radio. Le standard de la station saute aussitôt. Sonny Boy confie alors à Riley un spectacle qu’il a en surbooking, un récital en public au Miss Minnie’s Saloon de West Memphis. Miss Minnie dit à Riley que s’il veut devenir un habitué du Saloon, il doit faire sa promo à la radio.BB_King

Le 7 Juin 1947, une nouvelle radio, WDIA, prend les ondes. En 1948, c’est la première station de radio entièrement gérée par des noirs. Riley va voir le DJ Nat Williams pour lui demander s’il peut faire un disque. Un des deux patrons de la station, Bert Ferguson donne à Riley un spot de dix minutes pour promouvoir un nouveau tonique, Pepticon. Tout comme Sonny Boy Williamson chantait le concurrent, Hadacol, sur KWEM. Riley peut jouer et chanter ce qu’il veut du moment que c’est à la gloire de Pepticon. Le jingle était "Pepticon, Pepticon, sure is good. You can get it anywhere in your neighbourhood" (Pepticon, Pepticon, oui c’est bon. Vous en trouverez près d’la maison). Intello, non ? Oui mais succès immédiat ! Riley devient le Pepticon-boy, on le nomme DJ et on lui donne une émission, le Sepia Swing Club. Il lui faut un nom qui flashe à la radio. Il devient le Beale Street Blues Boy, puis le Blues Boy King, qu’il raccourcit en B.B. King.

            La popularité de B.B. King grimpe en flèche. Il enregistre son premier disque en 1949 pour la Bullet Recording and Transcription Company, qui a abordé le marché du Race Record avec une série de Blues appelée Sepia series. Ce premier enregistrement attire l’attention de frères Bihari (Jules, Saul et Joe), patrons de Modern Records qui publie sous trois labels : Kent, Crown et RPM. L’été 1949, B.B. King signe un contrat de 10 ans avec Modern. Un de ses premiers titres chez RPM sera B.B. Boogie. Sans encore atteindre une popularité nationale, B.B. était localement célèbre, ses disques passent à la radio, il donne des concerts publics et devient la vedette des Roadhouses, juke-joints et honky-tonks. Mais en dehors de Memphis, personne ne le connaissait.

            Avec le développement de sa notoriété, il fallait un manager à B.B. Il en trouve un en la personne de Robert Henry, patron d’une salle de billard de Beale Street, d’un magasin de disques, d’un parc de loisir et de quelques restaurants.

            A Noël 1951, B.B enregistre Three O’Clock Blues de Lowell Fulson, qui atteindra le sommet de charts en 1952. La célébrité nationale dans la race music est là, avec ses spectacles, ses tournées et ses enregistrements. C’est aussi l’année de son divorce d’avec Martha, sous la pression des cadences infernales du showbiz.

            En 1953, il signe avec un nouveau manager d’une envergure supérieure : un Texan nommé Maurice Merrit. En 1955, le groupe de B.B. se compose de 13 personnes écumant les routes à bord du Big Red, un vieux bus Greyhound recyclé maison. C’est ce même bus qui sera impliqué dans un accident, près de Dallas en 1958. B.B. n’est pas assuré et doit payer $100,000 de dommages et intérêts. Il mettra des années à rembourser.

            1958 est l’année de son second mariage, avec Sue Hall, de 15 ans sa cadette. Toujours sous la pression du showbiz, ils divorceront en 1966 et B.B. écrira The Thrill is Gone.

            bb_king4Au début des années 60, il passe chez ABC Record, mais le rock’n roll est roi et B.B. et la race music n’arrivent pas à se faire reconnaître du grand public blanc. Vers 1965, tout commence à changer. L’Amérique blanche découvre la musique de Son House et Mississipi John Hurt au Newport Folk Festival. Le succès du Butterflied Blues Band à ce festival débouche sur un album best-seller, dont les instrumentistes rendent publiquement hommage à B.B. King. B.B. Qui ? Cette fois c’est parti ! Tournes dans des grandes salles de rock, des grands hotels et des Universités. En 1969, la gloirs : le Tonight Show à la télévision, puis le célèbre Ed Sullivan Show en 1971.

            A partir de 1973, le manager de King est Sidney A. Siedenberg, un comptable new-yorkais et, malgré des rapports parfois cahotiques, il l’est toujours.

            La popularité actuelle de B.B. King vient de son travail acharné pendant plus de 50 ans et du regain de popularité du Blues, qui a commencé dans les années 60 avec la vulgarisation de l’Urban Electric Blues, le Roi avait trouvé son trône. Vive le Roi !

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JB Lenoir

JBLnoir4J. B. Lenoir est connu pour ses costumes délirants (peau de zèbre) et ses excentricités scéniques, mais aussi pour son Blues profond, inspiré de la tradition acoustique du Delta. Son Blues est lent et bien rythmé, mais il a aussi des boogies qui déménagent. Sa voix haut-perchée, presque féminine, est caractéristique. Il a été inspiré par Blind Lemon Jefferson, Arthur Crudup et Lightnin’ Hopkins. C’est lui qui le premier utilisé la démarche en canard, reprise par Chuck Berry, lui permettant de bouger sur scène avec sa guitare acoustique en traînant derrière lui le fil du micro coincé dans un porte-harmonica.

Il a été un auteur prolifique dans les années 50 et 60. Il est un des bluesmen racontés par Wim Wenders dans son film The Soul of a Man.

Biographie

            J.B. Lenoir est né le 5 mars 1929, à Monticello, Mississipi. Son père, Dewitt, qui l’avait baptisé de simplesJBLenoir1 initiales, lui apprend à jouer de la guitare.

Au début des années 40, il vit à New-orleans, où il joue avec des bluesmen comme Sonny Boy Williamson 2 et Elmore James au New York Inn. Il s’installe à Chicago en 1949, où il se lie avec Memphis Minnie et Big Bill Broonzy. Son premier enregistrement chez Chess Records, Korea Blues, date de 1951. De 51 à 53, il enregistre pour le label JOB d’Al Benson, avec Sunnyland Slim (piano), Alfred Wallace (batterie) et J.T. Brown (saxo). Son premier succés : The Mojo Boogie, sort en 1953. L’année suivante, c’est au tour de Eisenhower Blues, un commentaires des difficultés économiques très marqué politiquement et qui lui vaudra des ennuis : le titre est précipitamment retiré des rayons et remplacé par Tax Paying Blues, plus politiquement correct. En 1954 également, Mama, Talk to your Daughter, est un boogie qui marquera profondément son style et sera son titre le plus célèbre. Le label Parrot le produit en 1954 et 55 et Checker de 1955 à 58, avec notamment Don’t Touch my Head (à propos de sa coiffure délirante) et Natural Man. De 1958 à 1960, il sort quelques singles chez Shad et Vee-Jay et signe avec USA Records en 1963. En 1965, il fait partie de la tournée de l’American Folk Blues Festival en Europe.

D’abord considéré comme un pitre doué jouant des morceaux légers, en 1960, lors d’une interview avec Paul Oliver, J.B. Lenoir expose le coté sérieux et sombre de sa personnalité et de ses thèmes, celui qui ressort dans Born Dead et Down in Mississipi, deux textes qui parlent da la lutte des noirs pour les droits civiques. Korea Blues, Eisenhower Blues, Vietnam Blues, Alabama March et Shot in James Meredith, personne n’empêchera J.B. de dire ce qu’il a à dire.

            Lenoir est blessé dans un accident de voiture en 1966 et fait une crise cardiaque. Il meurt le 29 avril 1967, à Urbana près de Champaign, Illinois. Il est enterré dans le cimetière de la Salem Church de Monticello, Mississippi. Il a enregistré 72 titres.

A écouter en priorité :

Let’s Roll, The Mojo Boogie, Don’t Touch my Head, Louise, Eisenhower Blues, Slow Down Woman.

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28 juin 2007

Elmore James

Elmore_JamesUn des plus grands. LE lien entre le style du Delta de Robert Johnson et les modernes comme Duane Allman, Stevie Ray Vaughan, Johnny Winter, et Eric Clapton, c'est LUI : Elmore James.

James était un disciple de Johnson. Il a joué avec Robert Johnson, Arthur "Big Boy" Crudup, Howlin' Wolf, Sonny Boy Williamson 2 (Rice Miller) et des tas d'autres. Avec l'arrivée de la guitare électrique, il a recréé le son de la guitare blues.

De son vrai nom Elmore Brooks, James est né le 27 juin 1910 à Richland, Mississippi, et a grandi dans le Delta. Influencé par Sonny Boy Williamson 2, qu'il a accompagné à ses débuts (fin des 40s) il a enregistré avec lui chez Trumpet Records, à Jackson, Mississipi. En 1951, il grave Dust My Broom, un remake d'après Robert Johnson, puis part à Chicago en 1952 (10 ans après Muddy Waters, mais on va se gêner !). Malade (cardiaque pour cause de jaja), James met fin à sa carrière à Chicago en 1960 et retourne au Mississippi. Bobby Robinson, producteur chez Harlem Records, continue à l'enregistrer au début des 60s.

Revenu à Chicago en 1963 pour un "comeback", Elmore James y meurt le 24 mai1963.

Chanteur de Blues avec une voix puissante et un registre étendu, c'est surtout un spécialiste de la Slide Guitar qui a tenté la distorsion du son avant tout le monde. Il a fortement influencé les solos de B.B. King et des plus grands.

A écouter d'urgence : "Dust My Broom," "The Sky is Crying," "Hand in Hand," "Shake Your Money Maker", Sho Nuff I Do,  Mean and Evil, Dark and Dreary.

Un texte de lui ? Bon d'accord !

Rollin' And Tumblin'

Écrit par Elmore James et enregistré en 1959.

I roll and I tumble, cried the whole night long

Yes I roll and I tumble, I cried the whole night long

I got up this morning, feeling that something going on wrong

Well now want you to love me baby, or please let me be

Yes love me baby, or please let me be

If you don't like my peaches please don't shake my tree

Well I want you to love me baby, and come on and say you'll be mine

I want you to love me baby, come and say you'll be mine

If you don't like my potatoes, please don't dig up my vine.

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Mamie Smith

mamie_smithQueen of the Blues

           Techniquement, Mamie Smith n’était pas une blueswoman mais une pianiste, actrice, chanteuse de cabaret et de vaudeville, mais elle est entrée dans l’Histoire en enregistrant le premier disque de Blues : Crazy Blues, (à écouter ci-dessus) de Perry Bradford, le 10 août 1920 pour le label Okeh (#4169), un immense succès vendu à plus d’un million d’exemplaire en un an. Elle est à l’origine de l’intérêt des maisons de disques pour la race music et les chanteurs et chanteuses de Blues. En fait George W. Johnson avait enregistré un disque dans les années 1890, comme James Reese Europe et Bert Williams mais c’étaient des chanteurs noirs avec une audience blanche. A partir de 1920 le marché "des noirs pour les noirs" s’ouvre.

             En scène, son port majestueux, ses costumes élaborés et ses bijoux clinquants ont inspirés d’autres blueswomen des années 20.

Biographie

Mamie Gardener est née le 26 mai 1883 à Cincinnati, Ohio. Elle voyage avec les troupes de Vaudeville et les Minstrels Shows, notamment les Four Dancing Mitchell’s et la Smart Set Company. En 1912, elle épouse le chanteur William "Smitty" Smith. Ils se fixent à New-York en 1913. Mamie est chanteuse de cabaret et mène la revue Maid of Harlem (parfois citée comme Made in Harlem), du pianiste-auteur-compositeur noir Perry Bradford, au Lincoln Theater en 1918, avec Fats Waller et Johnny Dunn.

Dès 1919, Bradford est persuadé que la population noire américaine représente un marché pour la musique Mamie_Smith2issue de sa culture : le Jazz et le Blues. Au début de 1920, il doit faire enregistrer deux de ses chansons chez Okeh par une chanteuse populaire : Sophie Tucker. La chanteuse est malade le jour de l’enregistrement (14 février 1920) et Mamie Smith prend sa place pour graver That Thing Called Love et You Can’t Keep a Good Man Down. Le succès commercial est bon, mais sans plus, assez cependant pour programmer une deuxième session, le 10 août, et graver Crazy Blues et It's Right Here For You, If You Don't Get It, 'Tain't No Fault of Mine. Deux millions d’exemplaires, dont un vendu en 12 mois aux noirs américains, Perry Bradford avait raison.

Mamie Smith continue a enregistrer pour Okeh de 20 à 23, pour Ajax, en 24, pour Victor en 26 et pour Okeh encore de 29 à 31, toujours à New-York. Elle parcourt les Etats-Unis et l’Europe avec sa troupe Mamie Smith & Her Jazz Hounds, présentant le spectacle Mamie Smith’s Strutting Along Review., avec des numéros de trapèze, de danse, de comédie et de chant.

On l’appelle alors The Queen of The Blues, ce qui poussera Bessie Smith (aucun rapport familial) à surenchérir en se décernant le titre d’Empress of The Blues.

Au cinéma, Mamie apparaît dans Jail House Blues, en 1929. Elle se retire de la scène en 1931, lors de la Grande Dépression, pour revenir en 1939 dans le film Paradise in Harlem, puis dans Mystery in Swing, Sunday Sinners (1940), Stolen Paradise, Murder on Lenox Avenue (1941), et Because I Love You (1943).

Mamie Smith entre à l’hôpital à New-York en 1944 et s'éteint le 16 août 1946 "des suites d’une longue maladie". Elle est enterrée à Staten Island.

A écouter en priorité : "Crazy Blues", "It's Right Here for You", "You Can't Keep a Good Man Down", "That Thing Called Love".

Posté par JChirac à 18:08 - Du Blues, du vrai - Commentaires [0] - Permalien [#]

Bourvil

Eh ben, on va se gêner pour l'écouter !

Au fait ! Le faire-part du jour :

Monsieur et Madame Cartepostaletaussidescrayons

vous annoncent la naissance de leurs jumeaux

Yvan, Dédé.

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Flonflons et défilés

garde_repMes Chers Compatriotes,

Nombre d'entre vous, lecteurs du Blog du Chi, m'ont dit apprécier la musique militaire que j'extrais parfois de ma discothèque afin d'illustrer certains messages. 'ffectivement, pour en entendre à la radio ou à la télévision, à part le 14 juillet, c'est dur... C'est pourquoi j'ai pensé à vous qui n'avez pas forcément de CD ou de vinyles du genre. A ce propos, laissez-moi vous donner un conseil avisé pour un investissement rentable : achetez un CD de musique militaire sur lequel figure la Marseillaise et notez bien le numéro de la piste. Insérez-le délicatement dans le lecteur de CD de votre automobile à gaz de pétrole et, en cas d'interpellation gendarmoïde sur le bord de la route, appelez la piste, mettez le son à fond, et - pendant que le pandore salue, comme le réglement l'y oblige - profitez-en pour jouer rip. 'videmment, si vous roulez en Twingo ou en Partner, ou encore que vous avez ressorti votre vieille Simca 1000 pour l'aérer et qu'il a une 1200 BMW gonflée qui tape 240 comme qui rigole, ne vous amusez pas à çà. Sinon il faut monter des mitrailleuses dans les feux arrières et ça fait tout de suite des frais.

Ceci dit, la musique militaire, c'est comme Ségolène et Nicolas : on aime ou on n'aime pas, pas de milieu. Toutefois, pour ceux qui - comme moi - ont de doux souvenirs de petits villages en fête avec la fanfare rougeaude qui défilait, uniformes boudinants, cuivres astiqués et dans les yeux le vin d'honneur qui s'en suivrait à la Mairie (avec discours ampoulés, piquette acide et généralités sans intérêt), j'ai fait un petit assortiment. Ça vous rappellera des choses. Revenez souvent, il y aura des ajouts.

Bien à vous,

Jacques

   

Les Allobroges

Sambre et Meuse

Le Rêve passe

Marine

Joyeux trompette

Le Flambard

La Madelon

Sauver ou Mourir

Marche Lorraine

Enfants de Troupe

Marche des Mousses

La Fille du Régiment

Marche de Radetzky

Amazing Grace

Bagpipe Thing

Stars & Stripes Forever

La Marseillaise de Django Reinhardt

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