La Discothèque du Chi

Les perles de la discothèque de l'ancien Président de la République.

29 juin 2007

JB Lenoir

JBLnoir4J. B. Lenoir est connu pour ses costumes délirants (peau de zèbre) et ses excentricités scéniques, mais aussi pour son Blues profond, inspiré de la tradition acoustique du Delta. Son Blues est lent et bien rythmé, mais il a aussi des boogies qui déménagent. Sa voix haut-perchée, presque féminine, est caractéristique. Il a été inspiré par Blind Lemon Jefferson, Arthur Crudup et Lightnin’ Hopkins. C’est lui qui le premier utilisé la démarche en canard, reprise par Chuck Berry, lui permettant de bouger sur scène avec sa guitare acoustique en traînant derrière lui le fil du micro coincé dans un porte-harmonica.

Il a été un auteur prolifique dans les années 50 et 60. Il est un des bluesmen racontés par Wim Wenders dans son film The Soul of a Man.

Biographie

            J.B. Lenoir est né le 5 mars 1929, à Monticello, Mississipi. Son père, Dewitt, qui l’avait baptisé de simplesJBLenoir1 initiales, lui apprend à jouer de la guitare.

Au début des années 40, il vit à New-orleans, où il joue avec des bluesmen comme Sonny Boy Williamson 2 et Elmore James au New York Inn. Il s’installe à Chicago en 1949, où il se lie avec Memphis Minnie et Big Bill Broonzy. Son premier enregistrement chez Chess Records, Korea Blues, date de 1951. De 51 à 53, il enregistre pour le label JOB d’Al Benson, avec Sunnyland Slim (piano), Alfred Wallace (batterie) et J.T. Brown (saxo). Son premier succés : The Mojo Boogie, sort en 1953. L’année suivante, c’est au tour de Eisenhower Blues, un commentaires des difficultés économiques très marqué politiquement et qui lui vaudra des ennuis : le titre est précipitamment retiré des rayons et remplacé par Tax Paying Blues, plus politiquement correct. En 1954 également, Mama, Talk to your Daughter, est un boogie qui marquera profondément son style et sera son titre le plus célèbre. Le label Parrot le produit en 1954 et 55 et Checker de 1955 à 58, avec notamment Don’t Touch my Head (à propos de sa coiffure délirante) et Natural Man. De 1958 à 1960, il sort quelques singles chez Shad et Vee-Jay et signe avec USA Records en 1963. En 1965, il fait partie de la tournée de l’American Folk Blues Festival en Europe.

D’abord considéré comme un pitre doué jouant des morceaux légers, en 1960, lors d’une interview avec Paul Oliver, J.B. Lenoir expose le coté sérieux et sombre de sa personnalité et de ses thèmes, celui qui ressort dans Born Dead et Down in Mississipi, deux textes qui parlent da la lutte des noirs pour les droits civiques. Korea Blues, Eisenhower Blues, Vietnam Blues, Alabama March et Shot in James Meredith, personne n’empêchera J.B. de dire ce qu’il a à dire.

            Lenoir est blessé dans un accident de voiture en 1966 et fait une crise cardiaque. Il meurt le 29 avril 1967, à Urbana près de Champaign, Illinois. Il est enterré dans le cimetière de la Salem Church de Monticello, Mississippi. Il a enregistré 72 titres.

A écouter en priorité :

Let’s Roll, The Mojo Boogie, Don’t Touch my Head, Louise, Eisenhower Blues, Slow Down Woman.

Posté par JChirac à 10:53 - Du Blues, du vrai - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Bonjour, je viens de découvrir la musique de J.B Lenoir et j'apprécie beaucoup son style de jeu et de chant. Merci donc pour cet article que j'ai trouvé très intéressant. Savez-vous si l'on peut trouver des partitions guitare de ses morceaux ?

    Posté par Fleur, 10 mars 2009 à 19:25

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